Hypertypes : l’AFVAC s’engage !

Les sujets hypertypés ne sont ni attendrissants, ni « craquants », ils souffrent, toute leur vie !

 

Après deux ans de collaboration au sein de la commission Relations Homme-Animal de l’Académie Vétérinaire de France (AVF), concrétisée par un avis académique sur les hypertypes canins, l’AFVAC et l’AVF, sous l’égide de la Marque Vétérinaire qui atteste du soutien de toutes les structures professionnelles, lancent une campagne de communication sur les hypertypes canins et félins.

La sélection d’hypertypes fixe, notamment dans certaines races, des sujets qui expriment des anomalies physiques ou comportementales préjudiciables à leur bien-être. Sous la pression d’effets de mode en particulier,  la production de types extrêmes se traduit à terme par une modification des  normes raciales.

hypertypes 1

Chiot Saint Bernard : euryblépharon, entropion, ectropion et lésions cornéennes induites.

hypertypes 2

Chiot Shar Pei : microphtalmie, entropion, luxation des glandes nictitantes, mucinose cutanée.

hypertypes 3

Bouledogue français adulte : excès de longueur du voile du palais (syndrome obstructif des voies aériennes supérieures des brachycéphales).

hypertypes 4

Saint Bernard adulte : excès de peau faciale avec entropion/ectropion associés ; la morphologie faciale est celle d’un brachycéphale !

La rédaction des standards de races est cependant peu critiquable, mais leur interprétation « extrémiste » est un danger : promotion et récompense de toujours plus de type induisent la sur-utilisation de champions anormalement valorisés, et créent, notamment lors d’augmentation rapide d’un effectif, les conditions d’emballement vers l’hypertype, dans un contexte réducteur de la variabilité génétique. Les conséquences fonctionnelles néfastes de l’exacerbation de certains types pour la santé des animaux conduisent actuellement les vétérinaires à mettre leurs compétences de thérapeutes au service  de ces derniers afin de leur offrir, et d’offrit à leurs propriétaires, des  conditions de vie plus acceptables : c’est nécessaire, c’est leur rôle, mais ce n’est pas assez !

«Des animaux dont le type extrême affecte la santé ou le bien-être ne devraient pas être utilisés en élevage », affirmait le Pr Ǻ. Hedhammar. Sans vouloir faire du chien ou du chat de race une somme obsessionnelle d’absences de défauts, il serait urgent que tous  acteurs de la filière définissent les recommandations et règles auxquelles devra se conformer une  sélection digne de ce nom, dans le respect du bien-être animal. L’AFVAC, forte d’un relai de plus de 3300 vétérinaires adhérents, par la formation qu’elle dispense, par les contacts qu’ elle a su, depuis 15 ans, établir et institutionnaliser lors des Rencontres annuelles éleveurs-vétérinaires, dispose de nombreux atouts pour rendre efficace sa contribution.

Vous pouvez contribuer à l'action de l'AFVAC en relayant son engagement.

Affiche à télécharger ici.

Affiche format A3

Affiche format A4

 

Texte de l'affiche :

Souffrir pour plaire, non merci !

Les sujets hypertypés ne sont ni attendrissants, ni « craquants », ils souffrent, toute leur vie !

Des conséquences prévisibles

Pour les chiens et chats

  • l’hypertype*, responsable d’états pathologiques graves, est assimilable à une maltraitance programmée ;
  • les sujets hypertypés sont prédisposés à des affections respiratoires, locomotrices, cutanées, oculaires, l’impossibilité de reproduction naturelle, des troubles comportementaux… ;
  • ces prédispositions entraînent des traitements médicaux à vie ou des corrections chirurgicales parfois complexes.

Pour leurs détenteurs

  • au plaisir d’accueillir un compagnon en bonne santé, se substituent le pénible devoir de lui apporter des soins constants et l’angoisse de le perdre ;
  • un environnement adapté à ces risques consécutifs aux excès de type doit être pensé et respecté en permanence ;
  • le préjudice subi, la répétition de dépenses médicales ou chirurgicales tant programmées qu’imprévues, sont des charges difficilement supportables.

Pour la société

  • la production et commercialisation dans le but de répondre à certains engouements, sans aucun contrôle du type racial, est un phénomène qui s’amplifie ;
  • des troubles comportementaux liés à une forte demande entraînant sevrage précoce, mauvaise socialisation et troubles de la communication en liaison directe avec l’hypertype ;
  • le nombre de sujets jeunes ou adultes retrouvés en refuges en raison de handicaps physiques ou comportementaux est anormalement élevé.

Des mesures à mettre en œuvre

Les vétérinaires s’engagent à contribuer :

  • au respect des aptitudes physiques et comportementales de chaque race au sein des espèces intéressées ;
  • à la mise en place de protocoles d’examens des reproducteurs inclus dans un programme d’élevage et sélection ;
  • à l’information et la sensibilisation des éleveurs, clubs de races, juges qualifiés et du public aux notions de santé et de bien-être.

À cet effet, ils préconisent :

  • de sélectionner des sujets dans le type du standard de race et considérer l’hypertype comme une erreur de sélection ;
  • de respecter le principe de consanguinité large, notamment par la limite du nombre de saillies de certains étalons dans certaines races;
  • de veiller à ce que les ventes soient conformes aux dispositions légales en vigueur ;
  • d’encourager la suppression de la publicité mettant en scène des hypertypes.

Retrouvez l’avis de l’Académie vétérinaire : https://www.academie-veterinaire-defrance.org/fileadmin/user_upload/pdf/avis/DOCUMENT_2_d__accompagnement_avis_hypertypes.pdf

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